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Ce mardi 9 juin avait lieu la journée de mobilisation nationale AESH en réaction aux pistes qui ont été évoquées lors du groupe de travail ministériel du 20 mai dernier et qui évoquent l’idée de diviser les AESH en deux métiers distincts. Un rassemblement devant la DSDEN de l’Indre était prévu à 14h et l’intersyndicale a été reçue en audience par l’administration à 14h30.

Étaient présents pour l’administration : Monsieur le directeur de cabinet de la DSDEN, madame la directrice du SAGAH.

Étaient présents pour les organisations syndicales : 2 représentants de la FSU 36, 2 représentants de la CGT Educ-action 36, 1 représentant du SE-UNSA 36.

Nous avons débuté l’audience en évoquant le rapport IGAS-IGÉSR et les orientations évoquées lors de ce groupe de travail ministériel. Le rapport dresse un constat sévère : le modèle actuel de l’école inclusive est à bout de souffle et les AESH portent depuis des années le poids des insuffisances de l’État. Le rapport reconnaît notre précarité persistante, les affectations multiples, les temps incomplets imposés, le manque de reconnaissance et les dérives liées à la mutualisation.

Pourtant, les premières pistes présentées lors du groupe de travail ministériel ne répondent en rien aux revendications que portent depuis des années les AESH et les représentants de la FSU.

Alors que nos collègues exigent la création d’un véritable corps de fonctionnaires pour l’ensemble des AESH, le ministère envisage uniquement la fonctionnarisation d’une minorité d’entre nous, à travers la création de nouveaux métiers d’« assistants d’accessibilité », laissant la grande majorité de nos collègues dans la précarité.

Cette orientation est pour nous inacceptable.

La FSU a rappelé que les revendications portées par les personnels sont claires : la fonctionnarisation de tous les AESH, avec un véritable statut, un salaire permettant de vivre de son travail, un temps complet choisi et reconnu, de réelles perspectives de carrière et une formation de qualité.

Pour nous, rien ne justifie que seuls quelques milliers de personnels bénéficient demain d’un statut amélioré tandis que plus de cent mille AESH continueraient à subir les temps partiels imposés, les salaires insuffisants et la précarité.

Le rapport souligne lui-même les effets délétères de la mutualisation à outrance que nous dénonçons depuis des années, vécue par nos collègues comme une perte de sens et une dégradation de l’accompagnement. Il reconnaît également que les personnels sont trop souvent transformés en variables d’ajustement d’un système sous-doté.

Dans ces conditions, la FSU a réaffirmé nos revendications en vue des réunions à venir :

  • Un statut de fonctionnaire de catégorie B pour tous les AESH,

  • Une revalorisation salariale significative et de réelles perspectives de carrière,

  • Un temps plein basé sur un accompagnement hebdomadaire de 24h,

  • La reconnaissance de nos compétences et de nos qualifications,

  • Une formation initiale et continue de qualité,

  • La fin de la politique de mutualisation des besoins et le recrutement en fonction des besoins.

Enfin, si nous remercions monsieur le directeur de cabinet et madame la directrice du SAGAH de nous recevoir, nous regrettons que ni monsieur le DASEN, ni monsieur le Secrétaire général de la DSDEN, ni madame l’IEN ASH ne soient présents lors de cette audience pour échanger avec nous, ce que nous ressentons comme un manque de considération pour les AESH.

La DSDEN nous répond qu’elle entend nos revendications et les transmettra en toute transparence au Directeur Académique des Services de l’Éducation Nationale de l’Indre.

Le prochain groupe de travail prévu le 16 juin doit permettre au ministère de répondre enfin aux revendications des personnels. Nous ne voulons pas de promesses ou de dispositifs réservés à quelques-uns : nous exigeons la reconnaissance de notre métier et l’égalité de droits pour toutes et tous.